Posté le 27.06.2008 par insatisfactionchronique
Décidément, ça devient une habitude ...
J'ai les larmes prêtes à couler, je ne me sens pas très bien.
Je n'ai vraiment pas envie de travailler, je n'ai envie de rien d'autre non plus, même pas de lire ...
Je me sens vide à l'intérieur, vidée.
J'ai peur de ne plus réussir à remonter ... et peur de ne plus être à la hauteur.
J'ai peur de trop râler, de trop me plaindre.
J'ai peur de ne pas y arriver, de ne plus avoir de courage.
J'ai peur de ne pas réussir à finir ... j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur.
Je n'ai pas confiance en moi, ni en ma capacité de surmonter tout ça.
J'ai peur de Le décevoir aussi, qu'il en ait marre de mes lamentations. J'ai peur que son amour s'essouffle de me voir tourner en rond ... je ne sais même pas si j'arrive à sourire.
Je me sens protégée quand je suis à la maison, ou quand je suis n'importe où, tant que je suis près de Lui.
Mais je dois être réaliste, le répit est de courte durée ... demain ou lundi, la même angoisse reviendra encore. Le même manque d'envie.
Que m'arrive-t-il ? Même moi, je ne me reconnais pas ... j'ai un naturel curieux et souriant. Je n'ai jamais rechigné à la tâche ... mais là ... comme si ce n'était pas moi.
Le système a peut-être seulement révélé mes faiblesses ...
J'ai l'impression de poser des pierres à 100 m les unes des autres ... avec cette technique, je ne suis pas près d'avoir une maison ... si seulement, je posais les pierres l'une sur l'autre.
Et le pendant ::: j'ai envie de tout ...
Quelle drôle de tête
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Posté le 23.06.2008 par insatisfactionchronique
Je me demande souvent si tout le monde est capable de faire changer sa vie.
Je me demande aussi comment, s'il y a une recette miracle.
Je me demande pourquoi certaines fois, nos choix sont de mauvais choix.
Je me demande si nous sommes totalement maîtres de nos vies.
Je me demande s'il est possible de nous protéger.
Je me demande si nous sommes assez forts pour changer durablement.
Je me demande si nous sommes vraiment capables de décider.
Aussi, je (re)tente une expérience d'auto-coaching. Comme beaucoup de monde, je n'ai pas les moyens de laisser les rênes à quelqu'un qui sait faire ça. Comme beaucoup de monde, je n'ai pas les moyens d'arrêter mes activités pour ne penser qu'à moi.
Comme beaucoup de monde, j'aimerais qu'on me donne la recette miracle pour accroitre encore mon bonheur.
Et pourtant, au fond, je suis convaincue que je suis la seule à pouvoir faire quelque chose d'autre de moi. Biensûr, il n'y a pas tout à changer. Au contraire, il y a des morceaux de moi que j'aime beaucoup, que je me battrais pour garder.
Il y a dans ma vie, des éléments qui sont nécessaires à ma survie ... et ça aussi, je garde volontiers, et je défendrais bec et ongles.
Les événements récents m'ont un peu éloignée de certains objectifs dont je me rapprochais. Mais les mêmes causes ayant en moi les mêmes conséquences, ils m'ont rattrapée.
J'ai besoin de reprendre certains aspects de ma vie en main. Je ne sais pas vraiment par où commencer, et j'ai aussi un peu peur. Peur d'échouer, peur du ridicule ? Peur de pas être assez forte, de ne pas être capable ?
Mais cette force-là, je suis la seule à pouvoir me la donner ... et aujourd'hui, je suis accompagnée par un soutien sans faille ... mais là, je ne dois compter que sur moi.
Je ne veux pas laisser plus de place au moins-être, ni à l'échec ...
Je dois :
- dormir plus
- fumer moins
- manger mieux
- profiter à fond
- travailler vraiment
- lire beaucoup
- boire abondamment
- aimer passionnément
- croire encore
Quand faut y aller ... faut y aller ...
Posté le 23.06.2008 par insatisfactionchronique
J'ai hésité à changer de lieu, j'y ai pensé. Tu as lu les quelques pensées que je gardais pour moi, dans l'optique de trouver seule quelques réponses. Il n'y a rien que je souhaitais cacher, mais parfois lorsque l'angoisse remonte un peu trop haut, et que je suis la seule à pouvoir la calmer, je ne parle pas, j'écris.
Tu es venu ici, tu as lu certaines choses. Peut-être cherchais-tu des réponses ? Tu savais que ça tournait dans ma tête ... ou tu es venu ici par hasard ...
Cet espace est à moi, mais tu y es le bienvenu. Je veux construire chaque chose avec toi. Et si pour que nous le fassions, tu ressens l'envie de venir voir ici les cogitations qui parfois m'épuisent, viens. Tu liras peut-être des choses dont je ne te parlerai pas. A toi de choisir ce que tu veux faire de ce que tu liras, si tu reviens.
Je ne verrouille pas cette porte, tu peux la pousser aussi souvent que tu le voudras ... mais tu dois accepter qu'ici, je livre ce que j'ai besoin de faire sortir, et ce n'est pas toujours le plus joli.
Je continuerai à écrire mes pensées, vraiment. Tu dois être prêt et accepter de tout lire, car tout évolue. Tu n'as pas le droit de douter de moi, si un jour quelque chose pourrait nous mettre en danger, sache que je viendrais vers toi ... angoissée, mais courageuse, je ne te mentirais pas.
Aux autres lecteurs, je m'efforcerais de rester entière et honnête. Il faudra peut-être quelques jours avant de reprendre un écriture réellement spontanée. Mais les réflexes reviennent, car le besoin d'écrire ne se contrôle pas.
Si je mens ici, je meurs un peu.
Posté le 13.06.2008 par insatisfactionchronique
Je vais toujours bien, voire de mieux en mieux.
Je me sens plus légère, et pleinement amoureuse.
La journée s'annonce agréable. Avec une de mes co-thésardes, nous allons à un congrès pour présenter nos recherches. 2 présentations de 7 minutes, et nous partons. Et l'après midi est à nous !!! Je rejoins V. vers midi, nous préparons le sac et nous filons sur Cannes, passer un we entre copains, qui commencera par le match de l'équipe de France.
J'ai déjà envie d'y être et de profiter de V. tranquillement, de nous laisser vivre un we sans rien avoir à organiser, sans pression, l'esprit tranquille.
Je prévois d'aller travailler lundi et de poser le reste de la semaine, je crois que j'ai vraiment besoin de vacances.
En tout cas, aujourd'hui, j'ai l'esprit tranquille. J'ai bien profité de V. hier soir. De nous retrouver tous les 2, seuls. Ne pas allumer la télé. Profiter, discuter, s'expliquer. Il avait bien vu que je n'étais pas bien, il attendait que je lui en parle ... avant de prendre les devants.
Il a pensé que je doutais de Nous, alors que je doutais de Moi, et de ma capacité à accepter d'être aimé. Les blessures du passé ont laissé des cicatrices, et des fois, le sang pousse les plaies, toujours trop prêtes à se ré-ouvrir.
Je crois qu'Il m'a comprise. Je suis, de mon côté, sûre de l'amour que je ressens pour Lui.
Je suis une femme chanceuse ... et compliquée ... mais avant-tout amoureuse !
Et lunatique ?
Posté le 12.06.2008 par insatisfactionchronique
Ok, aujourd'hui, ça va toujours bien.
Je regoûte progressivement aux joies du bonheur. J'ai soulevé bien fort mes paupières pour arrêter de tourner dans ma tête, pour m'ouvrir de nouveau au monde extérieur ... pour dire vrai, pour échapper au naufrage ...
De nouveau les papillons ont volé hier soir. De nouveau mon coeur a battu pour quelqu'un.
Biensûr, l'alcool m'a fait la surprise de laisser échapper quelques vérités que les oreilles de V. ont reçu avec surprise ... et avec un peu de soulagement, je pense. Je ne sais pas ce qui m'a pris de dire au milieu de l'apéro ... "ça y est, je t'aime de nouveau" ... "je me sens de nouveau heureuse" ... j'ai encore une fois la chance d'être auprès d'un homme sensible à mon esprit, et qui a compris que la formule n'était pas le reflet parfait de mes pensées.
Biensur, je n'ai jamais arrêté de l'aimer ... je me sentais juste entravée dans l'Amour fort, mais récent que j'éprouve pour V.. Mon esprit n'arrivait pas à se libérer d'un poids qui écrasait un peu trop mon système émotionnel. Je me suis laissée approcher puis envahir par mon côté moins joli. J'ai laissé une trop grande place au doute. Je sais que douter, ça fait partie de toute vie. Juste qu'il faut quand même garder quelques marques, quelques repères forts pour ne pas remettre tout en questions. D'où l'importance du tri.
Emotionnellement, j'étais à fleur de peau, prête à laisser les larmes couler juste pour me libérer des tensions. Amoureusement, j'étais un peu éloignée. Quotidiennement, j'étais incapable de sourire vraiment. Bullement, j'avais besoin de retrouver quelque chose. Il manquait quelque chose que je n'arrive pas à identifier. Quelques heures de sommeil surement, quelques heures de vacances aussi, quelques heures de liberté.
La thèse m'a peut-être plus pré-occupée que ce que j'aurais souhaité. J'ai toujours tant de mal à prendre du recul, tellement de difficulté à être objective, sans sentiment, cartésienne puriste ... je suis profondément émotionnelle. Je ne réfléchis qu'après avoir encaissé, je ne comprends qu'après avoir été destabilisée.
Heureusement, son sourire me soutient, ses yeux me renforcent. Nous sommes 2 maintenant. Manque d'habitude. V. m'apprend jour après jour ce qu'est réellement la confiance et le partage.
Je me suis pourtant laissée aller ...J'ai râlé ouvertement en réalisant les tâches quotidiennes. J'ai aussi ronchonner en croisant une table du coin du pied. J'ai soufflé quand j'avais trop de pression, j'ai oublié de sourire à quelques unes de ses blagues, j'ai aussi oublié de m'intéresser vraiment à ses journées.
Je crois que V. aussi avait ses tracas, à sa manière. Son manque de sommeil évident qui le faisait dormir l'après midi et passer un bout de la soirée avec Morphée sur le canapé. Ces moments où nous partageons ce que nous sommes, il les passait avec quelqu'un d'autre ... dans un autre monde même. Et l'enchaînement des tâches quotidiennes nous prenait les quelques forces que nous pouvions rassembler. Mais Lui, Il sourit, quand moi, je m'impatiente. J'avais envie de m'allonger et de dormir... et c'est tout. J'avais envie de soleil aussi ... la grisaille a un effet dévastateur sur mon moral.
Aujourd'hui, j'ai dormi. Aujourd'hui, j'ai passé des heures entières auprès d'un V. éveillé. Aujourd'hui, le soleil brille. Aujourd'hui, ma demande de 4ème année de financement a été acceptée. Aujourd'hui, j'aime V. encore plus qu'hier.
Aujourd'hui, je suis heureuse. Aujourd'hui, je vais bien ...
Aujourd'hui, j'écris pour continuer à me libérer de mon pire ...
Posté le 11.06.2008 par insatisfactionchronique
Aujourd'hui, je vais bien.
J'ai passé la journée d'hier à ne rien faire, puis j'ai fait. J'ai débuté la journée avec la certitude que ce n'était pas une journée que je devais employer à faire avancer ma thèse. C'était une journée au cours de laquelle je devais me remettre en forme, m'enlever le plomb des ailes.
Je crois que j'ai douté, quelques jours, quelques heures. Déjà, si vite. Mais tout est allé vite entre V. et moi. 3 mois. Nous vivons ensemble. 3 mois, nous parlons de mariage. 3 mois, il est le père de mes enfants. 3 mois, je suis la mère de ses enfants. 3 mois, et forcément un peu de routine, mélangée à la multitude de choses à faire et de choses prévues.
J'ai douté surement de moi plus que de Nous. Peur de pas être à la hauteur, peur de ne pas assurer, peur de tout parfois. Peur de me tromper, et de nous tromper.
Et puis, je me suis offert quelques heures, loin du labo surtout. Loin de l'agitation nouvelle, loin du retard à rattraper. Loin de la science, profondément assise dans le canapé.
Je me sentais éloignée de trop de choses, de V. surtout, dangereusement pour moi. Je commençais à reformer ma coquille, à retourner vers mes tortures cérébrales, à douter de tout, et à ne plus savoir grand chose.
Puis, j'ai mis de l'ordre, dans ma tête d'abord. Récupérer les doutes un par un, les trier, les démonter au possible, et les accepter pour les apprivoiser.
J'ai fait l'amour enroulée dans les bras de cet homme qui m'offre tellement que je me suis habituée, trop vite, au bonheur. J'ai pris pleine conscience de cet amour qui m'est donné, du plaisir ressenti lorsque sa peau est émue du contact de la mienne. De ces caresses, de ses baisers tous destinés à me faire vibrer. De son plaisir de me sentir fondre sous son corps. De cet amour communiqué sous toutes ses formes.
De son regard qui me trouve si belle, de son sourire qui m'accueille et m'accepte telle que je suis, de ses paroles rassurantes lorsque je n'exprime pas verbalement mes peurs. De sa manière de me prendre dans ses bras et de me donner vie. Je suis accro à tout ce qu'il est, à tout ce qu'il me transmet. Dans son coeur, je suis obligée de m'aimer.
J'ai continué en mettant de l'ordre dans notre appart, anciennement sien. Pour me faire de la place devant ses yeux amusés de me voir ranger l'appart pour mieux ranger ma tête. Il sait tellement bien.
Puis, je me suis sentie apaisée. J'ai dormi calmement, sans rêve récupéré au réveil. Sans angoisse.
J'ai pris un bain pour me détendre, j'écris pour vider le reste de mes pensées. Je vais pouvoir m'atteler au travail maintenant. Surtout ne pas accumuler de retard pour ne pas me déstabiliser. Surtout continuer à régler les choses une par une. Surtout ne pas oublier que les choses doivent se faire en fonction de l'urgence et de l'importance.
J'aimerais une petite parenthèse, au calme, juste avec V.. Nous, tous les 2 ensemble, seuls, loin ... isolés. Juste de nous retrouver un peu, déjà, sans courir.
Vivement les vacances, que je profite du bonheur, que j'oublie trop facilement.
Posté le 09.06.2008 par insatisfactionchronique
Le problème majeur du moment, c'est en fait le passé de V.. Je n'arrive plus à savoir si j'en sais trop ou pas assez.
Je ne vis pas très bien certaines références à son passé. Je ne gère non plus une espèce de jalousie immatérielle. Tout ça tourne dans ma tête. J'aimerais juste que ses ex n'existent pas. J'aimerais qu'il n'est connu que moi.
Et pourtant, je suis moins à plaindre que Lui, vu que moi j'ai déjà aimé et vécu avec quelqu'un.
V. s'émerveille de n'avoir découvert l'Amour qu'avec Moi, il est heureux de partager son quotidien pour la première fois.
Et il est plus facile pour une fille d'accepter une intimité passée ... même si j'aimerais être l'Unique à connaitre ses talentd.
Il n'en évidemment rien ... une vie sentimentale, à 30 ans ... forcément. Je suis tellement curieuse. C'est comme si je lui en voulais de ne pas m'avoir attendue. D'avoir essayé.
Et c'est pourtant ça qui me rend si exceptionnelle à ses yeux, je crois. Il a connu plusieurs filles, il m'aime moi. Je lui en veux connement d'être un garçon bien et respectueux et d'avoir porté attention aux filles qui ont partagé avec Lui des moments de vie. J'aurais aimé qu'il soit indomptable, sauf par moi. On a toute ce cruel penchant pour les badboys. Ils auront massacré des coeurs, mais auront fondu pour notre âme.
V. a une jolie âme, il semble logique qu'il est vécu joliment dans son passé. Je leur en veux à Elles aussi. Pourtant, je ne peux que comprendre Leurs sentiments, passés comme présents. Moi aussi, Je suis amoureuse de Lui ... et j'ai moi la chance d'être aimée par Lui .
Nous avons tout naturellement construit un début d'histoire épanouissant et équilibré. Je suis parfois distante quand le passé est trop présent. Je lui reproche mentalement d'avoir recherché sur internet ce que je cherchais moi aussi. Parfois, je méprise même ces ex de n'avoir pas su le garder, alors qu'Elles le voulaient.
Notre histoire a surement été trop simple pour que je prenne pleine conscience de notre valeur.
Les autres ont rappelé, encore et encore, espéré, et même accepté la non-réciprocité. Je Lui en veux.
Je Lui en veux aussi d'être un humain sachant profiter de certaines occasions.
Je Lui en veux, mais je ne m'en veux pas à Moi. Je Lui reproche ce qu'Il n'est peut-être pas, et ce que je suis avec certitude : un coeur d'artichaut.
Je Lui en veux de pas être amnésique aussi ... et par conséquent je Lui en veux d'être Lui, celui qui me rend si belle, si heureuse, si épanouie, si forte.
Je crois qu'il est temps d'accepter que le Passé est passé ... et qu'à chaque moment on ne vit que le présent ... d'autant plus qu'avec Moi, il y a aussi les projets d'avnir.
Mesdemoiselles, Mon Amour, Je vous laisse votre passé ...
Laissez-moi être le présent ... Je serai Moi tout le futur
Accepter ou crever ... bien résumé ...
Heureusement que tu m'as donné goût à ta vie ... et que j'ai des pages où me vider du pire ...
Un jour, j'espère ne plus venir écrire
Posté le 09.06.2008 par insatisfactionchronique
Il devient difficile de regarder la vérité en face, pour de vrai.
Mes envies prennent parfois le dessus sur la réalité. J'ai peur. Trop souvent.
Je me retrouve confrontée à certaines angoisses. Pour le moment, je canalise encore, mais tant de choses ont changé, trop peut-être, trop vite aussi.
J'assimile petit à petit l'amour, sans y croire assez parfois. Je suis terriblement méfiante, terriblement moins naïve, terriblement à la recherche de preuves qui sont pourtant à portée d'oreilles le plus souvent.
Je doute parce que j'ai peur, peur de tout en fait.
Me voilà paralysée, même si je continue à avancer. Je suis parfois surprise des retours en arrière, j'ai l'esprit tranquille et enflammé à la fois.
Suis-je vraiment sûre de nous ? de moi déjà ? Je n'arrive plus à me faire passer avant, les réflexes sont discrètement réapparus. Je ne fais plus assez attention à moi.
Avec la thèse, le changement de direction, l'envie de donner une vraie chance à tout ça. Et l'éternel problème de l'affectif. Je sais pourtant qu'il ne faut pas mélanger le travail et les émotions. Je sais qu'ils ne connaissent qu'un morceau de moi. Trop de frustrations, de tensions accumulées en 3 ans. Difficile de remettre réellement les compteurs à zéro. J'ai trop douté de moi, de mon envie de chercher. J'ai fini par accepter de pas être adaptée à la recherche et à ce monde bien trop loin de mon état d'esprit.
Et surtout, je tiens si fort la clé de mon épanouissement professionnel. Je sais si bien quel métier j'ai choisi pour occuper mes journées dans le plaisir.
Je suis sûre de mon choix. Mais je dois être patiente. Il n'est pas encore l'heure de la révélation. J'ai envie et peur aussi. Une flamme en moi brûle si fort de faire ma vie à ma façon, de faire de ma vie ce que je veux.
Il est temps que la fin approche, il est temps de fixer une date, temps de s'offrir la possibilité d'une autre vie professionnelle.
Mais en attendant, me revoilà à errer dans ma sphère psychologique, à vouloir être l'étudiante parfaite et complète, ça m'épuise. En réalité, là maintenant, ma seule envie est de m'asseoir dans un canapé, de préférence chez moi, et de lire quelques pages d'une histoire pleine de promesses et d'espoir.
Je suis fatiguée et lassée de jouer à la scientifique, énervée de me regarder jouer à celle qui s'intéresse, pire ... à celle qui s'investit.
J'ai tellement besoin d'autre chose. Je perds trop de temps, mais je n'ai pas les clés du temps ... elles sont encore dans la matrice.
Et l'autre versant de ma vie est un tourbillon. J'ai commencé 2008 en célibataire impatiente de découvrir le bonheur des sentiments purs et partagés. Je me suis donnée une toute petite possibilité de les croiser. Je les ai rencontrés pour mon plus grand bonheur. V. est un homme merveilleux, il arrive à trouver et à réveiller chaque parcelle de bonheur en moi. Il a le regard des gens heureux pour de vrai. Pas de questionnements, tout en étant sensible aux miens. Il a le sourire des gens sereins et convaincus. Il est une démonstration d'amour vivante. Et pourtant, j'arrive à douter de lui, sans doute pas peur de le perdre et que tout s'arrête. Ne jamais oublier que rien n'est immuable. J'aimerais le rendre fou de moi, mais l'évidence est là : il l'est déjà ... Tant de personnes aimeraient rencontrer un jour seulement ce regard si fort, si puissant, si doux, si romantique, si excitant ...
J'ai la chance de vivre cette rencontre tous les jours. Même mon moment préféré a changé, maintenant c'est quand je rentre à la maison.
Je suis profondément amoureuse de cet homme qui m'aime si joliment. Je suis profondément sûre de mes sentiments et de leur résistance à la vie. Mais je ne peux m'empêcher de rechercher la faille. Par peur de quoi exactement ? Ca doit quand même bien être possible qu'un garçon m'aime sincèrement.
Je ne suis pas moche, j'essaie de m'appliquer quand je réfléchis, j'essaie de prendre suffisamment de recul pour accepter le monde et ses adeptes, je suis assez indépendante pour ne pas exploser mon forfait téléphonique, je suis même assez lucide pour venir réfléchir ici et sourire à la maison.
Quels sont les fondements de ses doutes ? Pourquoi je ne me réjouis pas totalement d'être la bonne personne au bon endroit au bon moment ? Quels méandres mon cerveau cherche-t-il encore à explorer ? Pourquoi je ne sais pas me contenter de profiter à fond de tout ça ? Pourquoi faut-il toujours que je trouve une nouvelle question qui ne peut pas trouver sa réponse dans un Oui ou un Non ?
Je vais bien finir par accepter que l'Amour de l'Autre n'est recevable que si on s'en estime digne.
Je vais bien finir par m'aimer
Posté le 06.06.2008 par insatisfactionchronique
Il y en a encore des hauts et des bas.
Le plus difficile à accepter : les mêmes causes provoquent les mêmes conséquences.
Toujours les mêmes travers, toujours les mêmes erreurs ... jusqu'où faut-il descendre pour remonter durablement ?
Je recommence le même schéma : je me laisse vivre ... en attendant ... quoi ?
- de tomber ?
-de souffrir ?
-de faire une nouvelle crise ?
- et finalement de tout gâcher ?
Je suis profondément paradoxale, profondément double ... profondément instable.
Moins qu'avant, mais quand même ... les mêmes choses tournent dans ma tête, les mêmes peurs reviennent, les mêmes provocations réapparaissent, les mêmes tourments remontent des coins les plus isolés de mon cerveau.
Peut-on vraiment changer des choses et ne plus revenir en arrière ? Peut-on réellement regarder ce qu'on est, l'analyser et décider que ça ne peut plus durer ? Peut-on réellement abandonner des choses de nous ? Sommes nous réellement capables de nous prendre en mains ?
Il est tellement facile de ne pas se canaliser, de ne pas se contrôler ... c'est plus dangereux, plus douloureux ensuite.
Le vide se réinsère doucement dans moi ... ma faiblesse revient à la charge, et ma jolie force nouvellement trouvée abandonne petit à petit de la place pour accueillir les vieilles mauvaises habitudes.
J'ai pourtant aujourd'hui les bonnes cartes dans ma mains, mais je ne sais pas jouer ... je ne veux pas laisser de place au hasard, je préfère jouer un peu stratégique.
Le pronostic est pourtant simple : si je continue, je repars du mauvais côté.
J'ai pourtant toujours joué honnêtement ... j'aime trop gagner pour tricher !
Le seul point positif : ma vie ne dépend que de moi, je l'ai appris il n'y a pas longtemps, mais je suis convaincue que personne n'est mieux placé que moi pour vivre ma vie.
Je réfléchis, et je reviens
Posté le 22.05.2008 par insatisfactionchronique
Nouveau jour, nouvelle humeur ...
Aujourd'hui je me sens forte. Les choses me semblent possibles, accessibles, réalisables ... l'horoscope dit que je suis prête à "abattre" des montagnes, et c'est ce que je ressens.
Je me suis même habillée en fille, j'ai mis des (petits) talons, et des bijoux, j'ai même fait un brushing ... la futilité me rend heureuse.
Je suis bien décidée à continuer d'apprendre le bonheur. Je me contrôlerai cette fois pour ne pas tout gâcher ... je dois surtout continuer à écrire, à libérer ce qui entrave mon cerveau parfois. Je dois faire sauter les verrous pour ouvrir les tiroirs et vider, ranger, réorganiser.
Cette peur quasi-irrépressible de ne pas être assez bien, cette difficulté à croire que je suis celle qui le rend heureux, pourquoi serais-je si exceptionnelle ?
Et pourtant, c'est aussi ce que je ressens quand je le regarde. Je n'ai pas de doute sur mes sentiments, ni sur mes raisons. Mon cœur et ma tête approuvent à l'unanimité ... mon hémicycle ferait bien la OLA. Mais c'est tellement difficile de penser que je puisse déclencher cette même farandole dans la vie de l'Autre ...
J'en ai peut-être eu trop envie, j'ai peut-être trop donné aux précédents ... tout est si simple avec V., je ne fais jamais d'effort, pas besoin de concessions, nous sommes sur le même accord ... chaque jour, la vie est même plus simple, plus facile, plus épanouissante ...
Alors, c'est quoi le problème ??? Je commence à avoir des pistes ...
Je crois que tout ça vient de moi ... je suis un "cœur d'artichaut" ... et je ne sais pas pourquoi je me suis mis dans la tête que V. en est un aussi ... du coup, je suis tout le temps en recherche de l'indice qui me prouvera que toutes les autres n'étaient rien ...
J'en reviens à ma problématique d'hier : je ne suis pas la SEULE, et d'ailleurs, il y a 3 mois, je n'existais pas pour lui ... Que me faut-il de plus que le regarder écrire mon nom sur la boîte aux lettres. Que me faut-il de plus que son envie de se marier et d'avoir des enfants avec moi, que me faut-il de plus que son sourire quand je rentre, que celui du réveil, que ses messages remplis de tout ce que j'aime, que son premier "Je t'aime" ?
Il me faut peut-être moi, croire en moi, accepter que je puisse être LA fille qui déchire tout pour quelqu'un, comme V. l'est pour moi. Accepter d'être aimée, et vraiment cette fois, pour ce que je suis.
Croire en l'Amour ... me dire que ce que je pensais être un mirage diffusé à heure de grande écoute sur TF1 ou M6 existe aussi quand la télé est éteinte.
Avec V., j'ai tout ... je ne doute pas de son amour ... non, non, non ... je crois juste que ma névrose essaie de refaire surface, et que cette liberté que je ressens depuis qu'on est 2 m'a fait croire que j'étais débarrassée de mes complexes ...
Conclusion : j'ai repris 2 kg, je ne me sens pas bien, je psychote ... et je me facilite la tâche en trouvant des excuses ... je préfère m'offrir le doute que prendre la réalité pleine figure. Je dois réagir avant de m'enfoncer dans le jeu du "il ne m'aime pas parce que je suis trop grosse"... me rappeler que la réalité était "on ne s'aime pas parce que nous ne sommes pas faits pour être ensemble, nos sensibilités sont trop éloignées pour qu'on se comprenne", et surtout ne pas oublier que je dois me sentir bien avec moi pour me sentir bien avec qq ...
Encore quelques efforts ... reperdre ces 2 kg ... pour combattre mon éternelle insatisfaction !
Aujourd'hui, j'en suis capable !