Posté le 20.02.2008 par insatisfactionchronique
Je me demande où je vais,
Plus l'avenir s'approche, plus il devient incertain.
On envie souvent ma vie d'éternelle étudiante, à 27 ans. On fantasme souvent sur les rencontres possibles à la fac. On pense, à tort, que la passion est la plus belle chose d'une vie. Mais la passion n'est possible que quand il y a activité. Et là, le vide.
Je lutte depuis 3 ans dans l'espoir de faire avancer la science. Je me bats pour exister.
Qui prétendra que son métier ne fait pas partie de son identité ... Bonjour, S., 27 ans, rien.
Les mots sont bien plus beaux que la réalité. Je navigue dans un monde où l'apprentissage le plus flagrant est celui de l'ego. Même les derniers arrivés ont vite assimilé la leçon. Surtout les encenser, surtout ne pas critiquer, surtout ne pas avancer.
Les débats qui paraissent enflammés ne sont que des combats personnels. Mode défense obligatoire. L'enrichissement, la réflexion, le jeu ne sont que subalternes. Ils ont oublié la notion de Service Public. Ils espèrent tous trouver pour se flatter ... la science n'est qu'une excuse.
Les pas déterminés qui martèlent ce misérable lino ne prennent que la direction de la prétention et de l'arrogance. Je lutte contre moi-même pour me taire, accepter, vite finir et partir. Si en plus, je peux rembourser le crédit contracté pour avoir accès à ce monde surfait où la recherche publique devient petits secrets privés.
Je me sens, chaque jour, un peu plus insultée. Ne pensez pas que je ne vois pas ... je suis bien trop brillante pour ça. Si seulement vous n'aviez pas étouffer la flamme. Je veux juste emplir mes poumons et me maintenir en vie ... S. aux Jeux Olympiques.
Mes sourires ne cachent que mon mépris pour ces personnalités vides de tout, sauf d'eux-mêmes. Je souris souvent plus à l'image de leur vie qu'à leurs paroles.
Mais surtout pas de colère, je ne leur en veux même plus ... ils ne font pas exprès de pas être capables. Je ne savais pas ce que je signais mais j'assume.
Les personnes les plus étonnantes sont celles que l'on attend pas. J'aurais au moins eu la chance de rencontrer celles sur qui On passe ses nerfs, celles qui se plient mais ne cassent pas. Les plus enrichissantes sont souvent celles qu'on ne regarde pas.
Les cadeaux sont souvent dans des emballages inattendus.
Ils sont tous si loin du monde que je me demande souvent où ils vivent. L'ego ménera l'homme à sa perte ! Vive la présidence ... de la fac, comme de la République. Droit dans le mur s'il vous plait.
Comment font-ils pour passer si volontairement à côté de certains esprits ? A quel moment ont-ils absorbé le monde pour qu'il ne soit qu'eux.
Les muscles des joues se contractent, les veines de la tempe se dilatent, la colère claque contre tes dents ... mais tu n'es rien qu'une marionnette dont les fils ont laché. Si seulement tu étais excusable. Tes choix ne sont que facilité, tes projets de la vente par correspondance, et tes résultats du vol face à des mains désarmées mais trop bien entraînées.
Tu penses m'apprivoiser quand je ne fais que m'affirmer.
Tu m'as rendue si forte
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Posté le 19.02.2008 par insatisfactionchronique
Les battements de mon coeur sont devenus trop égoïstes.
Utiles, mais trop personnels ... manque de vibration, indéniablement.
Chaque avancée laisse derrière elle des choses immobiles. Je refuse de me retourner, je suis ma route, évite les embardées ...
Les pas posés ressemblent à s'y méprendre à de solides briques, je croirais presque en ma stabilité, à mon bonheur.
Trop simple ... il manque le copilote, celui qui allume l'autoradio et choisit la musique, celui qui déchiffre les panneaux quand je roule la nuit.
Je suis sur l'itinéraire bis. Je profite, je vis, je souris, je ris, je danse jusqu'à l'aube le vendredi soir, je pose les yeux dans ceux des autres en affirmant que tout va bien. Je pourrais même convaincre que j'ai la vie dont je rêvais, qu'atteindre certaines choses, réaliser certains projet emplit mon cerveau de défis et de pensées positives.
J'arrive même à dormir ... je me suis convaincue ... même moi.
Mes intimes me décrivent comme sereine, zen, et le pire c'est que c'est vrai ! Justement ... je suis calme ... calme plat ... electrocardiogramme plat ... il faut du mouvement au niveau du coeur, sinon à l'intérieur je meurs !
Mes combats vitaux sont à moi, je ne veux pas les donner ... mais il reste des côtés simples, des activités divertissantes pendant lesquelles il manque une main sur ma cuisse.
Je veux vivre plus vite, plus grand, plus fort.
Emballez-moi ce coeur avant qu'il ne prenne trop froid
Posté le 14.02.2008 par insatisfactionchronique
Il est étrange comme les différentes catégories sont présentes dans ma tête. Je n'arrive pas à lâcher en vrac les idées, toujours ce besoin d'organisation, de repères.
Il n'empêche que si la fatigue me pèse, l'Autre me manque ... L'envie de repartager pointe tranquillement, mais de plus en plus chaque jour.
Mais biensûr, je veux croire que j'ai le choix !
Les théories, c'est bien, mais ça ne marche pas à chaque fois.
Que faire quand on a une vie bien remplie, mais que l'ennui psychologique s'installe ... Quand l'envie grandit, mais la force s'essouffle !
Je suis faite pour vibrer, pour gagner !
Qui parlait de Patience ?
Posté le 14.02.2008 par insatisfactionchronique
Les transformations sont là ... flagrantes.
L'accumulation moins présente, les écarts moins visibles, le laisser-aller contrecarré ... ou presque.
Je suis à 5 kg de mon objectif, mais les efforts quotidiens ne sont pas assez bien payés à mon goût, à mon oeil.
J'ai envie de plus ! Mais pas question de laisser tomber ... le plaisir de mener un projet à bien et tout aussi grand que celui qui resserre le mètre autour de ma peau.
Je visualise, en profitant comme je peux de mon corps présent. Je teste, j'essaie, j'enfile les vêtements presque neufs.
Je devrais peut-être ce soir remettre un ancien, et l'emballer dans un sac plastique ... le balancer. Ils sont tellement usés, tellement déformés qu'impossibles à donner. Et offrir de la grande taille, c dire à l'autre : regarde comme je ne suis plus aussi grosse ... que toi.
J'apprivoise doucement mon image dans le miroir, il m'arrive même de me sourire, de sentir quelque chose de positif à l'égard de mon reflet !
Si seulement ma tête était aussi disciplinée
Posté le 14.02.2008 par insatisfactionchronique
Je ne sais pas attendre ... je veux des résultats quotidiens, immédiats.
La patience est mon point faible. J'essaie de travailler sur ce sujet. J'essaie d'apprendre à attendre les conséquences de mes actes.
Je veux, et c'est surement ça le problème ... si seulement, je savais commencer mes phrases par "j'aimerais".
Les oscillations sont difficiles à cerner. L'accumulation annuelle de frustrations fait naitre en moi l'impatience de voir les choses se mettre en place.
La raison n'est pas mon fort ... je suis une enthousiaste passionnée essoufflée.
J'ai besoin d'encouragements pour continuer, en gardant l'esprit libre. Les avancées d'hier sont déjà bien acquises, j'ai même bien attaqué les processus d'accommodation.
Je suis pourtant sur la bonne route, et pour une fois il n'en existe pas d'autre, en tout cas pas de meilleure. Les virages et les chicanes jouent avec mes nerfs ...
Serais-je une insatisfaite ... chronique ?
Une chose est sûre, TOUT ça ne me suffit pas !
Posté le 11.02.2008 par insatisfactionchronique
... et surtout pour la femme
Mais aujourd'hui, je sais mieux, je vais mieux, je vais bien.
Je suis comme je suis, en cet instant t. Soumise aux variations, au changement, à l'évolution.
J'accepte de pouvoir me tromper, et m'en défend.
Une leçon se représente tant qu'elle n'est pas apprise
Leçon 1 : Je ne serai ni sa psy, ni sa béquille
Posté le 11.02.2008 par insatisfactionchronique
Notion empirique !
Ce n'est pas gagné, je suis encore faible parfois. Confrontée à ma propre histoire, confrontée à ma réalité, confrontée à mes démons, confrontée à moi.
C'est difficile, parfois. Car tout le problème réside dans le plaisir. Le plaisir, c un bout du bonheur, et pas des moindres. Après, il faut savoir jauger le plaisir, le quantifier presque, le hiérarchiser surement.
J'ai craqué hier. Consciemment, même volontairement. Je me suis laissée aller au plaisir instantané, fulgurant. Je l'ai goûté avec envie, m'en suis délectée pleinement. Mais, il reste un arrière goût de faute, de péché ... capital.
J'ai pourtant avancé, mon corps n'est plus une monnaie d'échange. Je l'ai intégré à ma vie, j'ai choisi de le respecter.
L'instinct a pourtant fait l'instant ... L'envie, péché mortel qui amène à la gourmandise. J'étais gourmande d'amour, je le prenais goulûment, le rendais souvent détruit ou sali.
Aujourd'hui, je suis gourmande de vie, gourmande de bonheur, de ces sensations euphorisantes ...
Il me reste tout de même la conscience de devoir contrôler
"La maîtrise de nos pensées et de nos émotions conduit naturellement à ce qu'on appelle affectueusement le BONHEUR"
Il y a pourtant des moments, courts, passagers par définition, où on lâche prise. Des moments où la jolie force qui nous pousse rencontre son vent contraire.
Et pourtant, j'en avais conscience, je l'ai vu, je l'ai su ... c'est un choix en fait ...
Retombé dans ce travers, mon travers ...
Je l'ai pris à pleine main, touché, senti, appréhender, soupeser, regardé, observé ... je savais que ça me ferait du mal, mais le désir, l'envie pressante ont été plus forts que mon projet.
J'ai baisé la tête, perdu de vue quelques minutes mon rêve ... en plein dans le mur !
Une petite saveur d'échec, pour un instant de plaisir !
Je vaux mieux que ça ... définitivement ... et pourtant, je n'éprouve ni remord, ni culpabilité ... La raison est parfois abstraite
Posté le 10.02.2008 par insatisfactionchronique
... il n'y a pas de hasard ... ou pas seulement !
Prendre les choses en main et regarder la réalité en face sont les seuls moyens d'obtenir un résultat ! Et dans la joie et la bonne humeur, d'obtenir le bonheur, un peu plus à chaque fois, un peu plus chaque jour ... le prendre, le cultiver, l'arroser, le conserver.
Croire que l'avenir sera meilleur, c'est refuser le petit bonheur d'aujourd'hui.
La bonne dizaine, victoire
Mais le combat n'est pas fini, il y en encore du boulot !
Gagner, et conserver la médaille
Posté le 10.02.2008 par insatisfactionchronique
J'ai dit non !
J'ai l'arrogance de mériter mieux que ça ! De mériter mieux que ce garçon, artiste, un peu dérangé mais créatif, qui pense que la bière est un somnifère. Gentil, sans aucun doute, intéressant, il en a fait la preuve, Personnage, pris en flagrant délit.
J'ai dit non parce que je crois en quelque chose de plus sain. J'ai dit non.
J'ai aussi dit non à cet autre garçon, car je pense mériter mieux que ça. Mieux que ce garçon, fou de moi, qui a peur de se lancer, et qui a peur de me perdre. Mais qui croit qu'il lui suffit d'appeler ou de décider pour que ce soit le bon moment ! Mieux que des déclarations téléphoniques, bien que je ne veuille pas me déplacer. Mieux que des explications et des excuses ! Mieux que ce jeu de séduction qui prend des allures de combat de pouvoir !
J'ai, enfin, réussi à dire non, sans avoir peur d'être seule, sans avoir peur que ce soit ma dernière opportunité. J'ai dit non, en pensant à moi. Non, en regardant seulement la réalité, sans voir seulement le bon, et le meilleur ; Non parce que Non ... Non merci, pas vraiment envie ! J'ai écouté ma petite voix intérieure (et quand on a la chance d'en avoir une, il faut l'écouter).
Aujourd'hui, je savoure d'avoir vaincu mes démons, de pas être allée dans les bras qui s'ouvraient par peur qu'il n'existe pas de bras assez grands pour m'accueillir.
Aujourd'hui, VICTOIRE
Posté le 08.02.2008 par insatisfactionchronique
Je suis pressée, tout le temps ...
Pressée de construire, pressée de maigrir, presser d'aimer, pressée de tout ...
Je dois apprendre la patience, je dois me détacher de l'arrivée pour savourer le trajet ...
Je dois apprendre les règles, qu'elles soient alimentaires ou de séduction.
Je dois accepter que le temps donne parfois la mesure.
Je dois apprendre à me détacher du résultat ... puisqu'il va finir par arriver
"Etre patient, c'est garder une certaine stabilité intérieure, même lorsque les conséquences de ses actes se font attendre"
Ca parait simple comme ça, mais qui n'a jamais rêvé de se réveiller le matin en ayant la vie qu'il a idéalisée ...
Et pourtant, je ne sais pas quelle est l'arrivée, je ne sais pas anticiper ce que je n'ai pas encore vécu ! J'ai parfois l'impression de flotter, dans une vie qui me réserve forcémént des surprises ...
Mais je suis aussi convaincue que nous sommes les seuls qui puissions créer notre vie ...
Un concept : le Destar, mélange de destin et de hasard
J'en créerais volontiers un autre aujourd'hui, le courstin : mélange de courage et de destin. Il faut de la volonté pour vivre et être heureuse !
Je refuse de me laisser aller au mal-être qui pointe le bout de son nez de temps en temps ! J'ai les cartes de mon destin en main ...
Mais je suis pressée, j'ai envie de tout faire, de tout réussir ... en même temps, je n'ai pas envie d'attendre, mais des choses ont besoin de temps ...
J'ai envie parfois de me réveiller avec les compteurs à 0 ... où tout est à commencer, en gardant mon expérience (et croire qu'elle est là sans avoir appris de mes erreurs).
Mais je sais que ce n'est qu'un rêve, et qu'il vaut mieux s'investir dans des projets !
Alors, je patiente, je regarde les transformations du quotidien, je découvre et savoure chaque victoire sur moi ... toutes mes petites batailles prennent l'allure de guerres quand je gagne ! J'ai parfois peur de ne plus pouvoir affronter l'échec !
"L'univers entier conspire à la réussite de celui qui accomplit sa légende personnelle"
P. Coelho (L'Alchimiste)