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Nom du blog :
insatisfactionchronique
Description du blog :
Pour regarder la réalité en face
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
15.01.2008
Dernière mise à jour :
09.07.2008
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Moi chez ma tete

Météo du jour

Posté le 09.07.2008 par insatisfactionchronique
L'émotion de la réussite me fait envie, elle qui est pour moi si inaccessible.

J'ai besoin de réussir pour me sentir bien, besoin de réussir pour croire en moi. Chaque chose entreprise devient de plus en plus difficile à mettre en place, de plus en plus difficile à accomplir. Le problème, c'est que je ne sais plus de quoi j'ai envie, professionnellement bien sûr.

De l'autre côté de ma vie, je me sens en harmonie. Je me sens de plus en plus à ma place, j'ai même parfois confiance. Les peurs se transforment en quelque chose d'inexplicable mais de constructif. J'ai moins peur, et je me sens plus heureuse, plus amoureuse aussi.
Nous franchissons doucement et rapidement à la fois les étapes. Comme un petit goût de réussite à chaque fois. Etre 2 rend indubitablement la vie plus belle, plus facile aussi. C'est aussi pour V. que j'ai envie de réussir le reste. Pour être bien en moi, bien avec moi, pour mériter aussi la valeur qu'il me donne. Je veux être fière de moi, pour ne pas m'encombrer de penser qui peuvent me faire penser que je ne vaux pas ce qu'il voit. Je suis fatiguée aussi un peu, de me battre pour exister professionnellement. Sur ce coup, je pense mériter mieux. J'avais beaucoup à donner, jusqu'à ce qu'on prenne aussi une partie trop personnelle de ma tête.

Je reste persuadée d'avoir appris beaucoup, et peut-être trop en trop peu de temps. Trop sur moi, trop sur le monde du travail, trop sur les humains aussi. Perdre ses illusions fait certainement grandir mais c'est violent. Ca rend moins heureux, moins confiant.

C'est plus le monde qui me fait peur que moi, en fait. Je sais que je suis quelqu'un de bien, je sais que j'ai un bon fond. Je ne suis ni méchante, ni manipulatrice ... râleuse par jeu tout au plus. Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu de noir depuis que je suis ici. Je n'ai pas aimé découvrir des personnalités que je suis obligée de côtoyer, sans pouvoir faire le choix de les éviter, de ne pas les connaitre, de ne pas les voir, de ne pas les fréquenter. Qu'il est difficile de s'investir près de gans qu'on souhaite fuir.

Mais il le fallait ... il fallait grandir ... il fallait aussi pouvoir être confrontée au moche, pour découvrir de nouveau et apprécier le beau.

J'aurais appris aussi à être seule et à ne compter que sur moi. J'aurais appris aussi à parfois péter les plombs. J'aurais appris la fragilité de l'humain, et de son esprit, de ses pensées.

J'aurais appris aussi la sincérité et les encouragements.

J'aurais appris à coups de larmes et de déception, que je ne suis pas parfaite, et que les autres non plus.

Finalement, j'aurais appris à vivre dans le monde tel qu'il est, même si souvent, je me dis qu'il n'est pas le mien.

J'aurais appris à choisir et à moins ressentir ... j'aurais appris à être moins naïve et plus réfléchie.

Aujourd'hui, je suis volontaire ... et armée



--

Bison futé

Posté le 08.07.2008 par insatisfactionchronique
Les choses prennent forme petit à petit, et les informations circulent mieux dans ma tête. Je me sens de mieux en mieux au cours des semaines, et plus seulement de la journée.

Je reprends des forces ... mais différemment des autres fois, à plus long terme.

Je commence à comprendre certaines de mes failles, et continue à regarder le mieux possible ma réalité. Le blanc des yeux est teinté de rose ... et de vert.

Je crois enfin que tout peut aller mieux, à la condition express de rester lucide et volontaire.

Les embouteillages se défont, un par un mais certainement. Le trafic de mes pensées et de mes idées est plus fluide.

Il va quand même falloir mieux anticiper ... et savoir prendre la bonne branche de l'autoroute, sans faire marche arrière.

Il faut apprivoiser cette peur, pour que je sois la seule aux commandes.

Des fois, j'ai l'impression d'être au spectacle ... plutôt au cirque, en fait.

Roue ... libre ?

Posté le 27.06.2008 par insatisfactionchronique
Décidément, ça devient une habitude ...

J'ai les larmes prêtes à couler, je ne me sens pas très bien.

Je n'ai vraiment pas envie de travailler, je n'ai envie de rien d'autre non plus, même pas de lire ...

Je me sens vide à l'intérieur, vidée.

J'ai peur de ne plus réussir à remonter ... et peur de ne plus être à la hauteur.

J'ai peur de trop râler, de trop me plaindre.

J'ai peur de ne pas y arriver, de ne plus avoir de courage.

J'ai peur de ne pas réussir à finir ... j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur.

Je n'ai pas confiance en moi, ni en ma capacité de surmonter tout ça.

J'ai peur de Le décevoir aussi, qu'il en ait marre de mes lamentations. J'ai peur que son amour s'essouffle de me voir tourner en rond ... je ne sais même pas si j'arrive à sourire.

Je me sens protégée quand je suis à la maison, ou quand je suis n'importe où, tant que je suis près de Lui.

Mais je dois être réaliste, le répit est de courte durée ... demain ou lundi, la même angoisse reviendra encore. Le même manque d'envie.

Que m'arrive-t-il ? Même moi, je ne me reconnais pas ... j'ai un naturel curieux et souriant. Je n'ai jamais rechigné à la tâche ... mais là ... comme si ce n'était pas moi.

Le système a peut-être seulement révélé mes faiblesses ...

J'ai l'impression de poser des pierres à 100 m les unes des autres ... avec cette technique, je ne suis pas près d'avoir une maison ... si seulement, je posais les pierres l'une sur l'autre.

Et le pendant ::: j'ai envie de tout ...

Quelle drôle de tête


Mieux

Posté le 11.06.2008 par insatisfactionchronique
Aujourd'hui, je vais bien.

J'ai passé la journée d'hier à ne rien faire, puis j'ai fait. J'ai débuté la journée avec la certitude que ce n'était pas une journée que je devais employer à faire avancer ma thèse. C'était une journée au cours de laquelle je devais me remettre en forme, m'enlever le plomb des ailes.

Je crois que j'ai douté, quelques jours, quelques heures. Déjà, si vite. Mais tout est allé vite entre V. et moi. 3 mois. Nous vivons ensemble. 3 mois, nous parlons de mariage. 3 mois, il est le père de mes enfants. 3 mois, je suis la mère de ses enfants. 3 mois, et forcément un peu de routine, mélangée à la multitude de choses à faire et de choses prévues.

J'ai douté surement de moi plus que de Nous. Peur de pas être à la hauteur, peur de ne pas assurer, peur de tout parfois. Peur de me tromper, et de nous tromper.

Et puis, je me suis offert quelques heures, loin du labo surtout. Loin de l'agitation nouvelle, loin du retard à rattraper. Loin de la science, profondément assise dans le canapé.

Je me sentais éloignée de trop de choses, de V. surtout, dangereusement pour moi. Je commençais à reformer ma coquille, à retourner vers mes tortures cérébrales, à douter de tout, et à ne plus savoir grand chose.

Puis, j'ai mis de l'ordre, dans ma tête d'abord. Récupérer les doutes un par un, les trier, les démonter au possible, et les accepter pour les apprivoiser.

J'ai fait l'amour enroulée dans les bras de cet homme qui m'offre tellement que je me suis habituée, trop vite, au bonheur. J'ai pris pleine conscience de cet amour qui m'est donné, du plaisir ressenti lorsque sa peau est émue du contact de la mienne. De ces caresses, de ses baisers tous destinés à me faire vibrer. De son plaisir de me sentir fondre sous son corps. De cet amour communiqué sous toutes ses formes.
De son regard qui me trouve si belle, de son sourire qui m'accueille et m'accepte telle que je suis, de ses paroles rassurantes lorsque je n'exprime pas verbalement mes peurs. De sa manière de me prendre dans ses bras et de me donner vie. Je suis accro à tout ce qu'il est, à tout ce qu'il me transmet. Dans son coeur, je suis obligée de m'aimer.

J'ai continué en mettant de l'ordre dans notre appart, anciennement sien. Pour me faire de la place devant ses yeux amusés de me voir ranger l'appart pour mieux ranger ma tête. Il sait tellement bien.

Puis, je me suis sentie apaisée. J'ai dormi calmement, sans rêve récupéré au réveil. Sans angoisse.

J'ai pris un bain pour me détendre, j'écris pour vider le reste de mes pensées. Je vais pouvoir m'atteler au travail maintenant. Surtout ne pas accumuler de retard pour ne pas me déstabiliser. Surtout continuer à régler les choses une par une. Surtout ne pas oublier que les choses doivent se faire en fonction de l'urgence et de l'importance.

J'aimerais une petite parenthèse, au calme, juste avec V.. Nous, tous les 2 ensemble, seuls, loin ... isolés. Juste de nous retrouver un peu, déjà, sans courir.

Vivement les vacances, que je profite du bonheur, que j'oublie trop facilement.

Méli-mélo

Posté le 09.06.2008 par insatisfactionchronique
Il devient difficile de regarder la vérité en face, pour de vrai.

Mes envies prennent parfois le dessus sur la réalité. J'ai peur. Trop souvent.

Je me retrouve confrontée à certaines angoisses. Pour le moment, je canalise encore, mais tant de choses ont changé, trop peut-être, trop vite aussi.

J'assimile petit à petit l'amour, sans y croire assez parfois. Je suis terriblement méfiante, terriblement moins naïve, terriblement à la recherche de preuves qui sont pourtant à portée d'oreilles le plus souvent.

Je doute parce que j'ai peur, peur de tout en fait.

Me voilà paralysée, même si je continue à avancer. Je suis parfois surprise des retours en arrière, j'ai l'esprit tranquille et enflammé à la fois.

Suis-je vraiment sûre de nous ? de moi déjà ? Je n'arrive plus à me faire passer avant, les réflexes sont discrètement réapparus. Je ne fais plus assez attention à moi.

Avec la thèse, le changement de direction, l'envie de donner une vraie chance à tout ça. Et l'éternel problème de l'affectif. Je sais pourtant qu'il ne faut pas mélanger le travail et les émotions. Je sais qu'ils ne connaissent qu'un morceau de moi. Trop de frustrations, de tensions accumulées en 3 ans. Difficile de remettre réellement les compteurs à zéro. J'ai trop douté de moi, de mon envie de chercher. J'ai fini par accepter de pas être adaptée à la recherche et à ce monde bien trop loin de mon état d'esprit.
Et surtout, je tiens si fort la clé de mon épanouissement professionnel. Je sais si bien quel métier j'ai choisi pour occuper mes journées dans le plaisir.
Je suis sûre de mon choix. Mais je dois être patiente. Il n'est pas encore l'heure de la révélation. J'ai envie et peur aussi. Une flamme en moi brûle si fort de faire ma vie à ma façon, de faire de ma vie ce que je veux.
Il est temps que la fin approche, il est temps de fixer une date, temps de s'offrir la possibilité d'une autre vie professionnelle.
Mais en attendant, me revoilà à errer dans ma sphère psychologique, à vouloir être l'étudiante parfaite et complète, ça m'épuise. En réalité, là maintenant, ma seule envie est de m'asseoir dans un canapé, de préférence chez moi, et de lire quelques pages d'une histoire pleine de promesses et d'espoir.
Je suis fatiguée et lassée de jouer à la scientifique, énervée de me regarder jouer à celle qui s'intéresse, pire ... à celle qui s'investit.
J'ai tellement besoin d'autre chose. Je perds trop de temps, mais je n'ai pas les clés du temps ... elles sont encore dans la matrice.

Et l'autre versant de ma vie est un tourbillon. J'ai commencé 2008 en célibataire impatiente de découvrir le bonheur des sentiments purs et partagés. Je me suis donnée une toute petite possibilité de les croiser. Je les ai rencontrés pour mon plus grand bonheur. V. est un homme merveilleux, il arrive à trouver et à réveiller chaque parcelle de bonheur en moi. Il a le regard des gens heureux pour de vrai. Pas de questionnements, tout en étant sensible aux miens. Il a le sourire des gens sereins et convaincus. Il est une démonstration d'amour vivante. Et pourtant, j'arrive à douter de lui, sans doute pas peur de le perdre et que tout s'arrête. Ne jamais oublier que rien n'est immuable. J'aimerais le rendre fou de moi, mais l'évidence est là : il l'est déjà ... Tant de personnes aimeraient rencontrer un jour seulement ce regard si fort, si puissant, si doux, si romantique, si excitant ...
J'ai la chance de vivre cette rencontre tous les jours. Même mon moment préféré a changé, maintenant c'est quand je rentre à la maison.

Je suis profondément amoureuse de cet homme qui m'aime si joliment. Je suis profondément sûre de mes sentiments et de leur résistance à la vie. Mais je ne peux m'empêcher de rechercher la faille. Par peur de quoi exactement ? Ca doit quand même bien être possible qu'un garçon m'aime sincèrement.
Je ne suis pas moche, j'essaie de m'appliquer quand je réfléchis, j'essaie de prendre suffisamment de recul pour accepter le monde et ses adeptes, je suis assez indépendante pour ne pas exploser mon forfait téléphonique, je suis même assez lucide pour venir réfléchir ici et sourire à la maison.

Quels sont les fondements de ses doutes ? Pourquoi je ne me réjouis pas totalement d'être la bonne personne au bon endroit au bon moment ? Quels méandres mon cerveau cherche-t-il encore à explorer ? Pourquoi je ne sais pas me contenter de profiter à fond de tout ça ? Pourquoi faut-il toujours que je trouve une nouvelle question qui ne peut pas trouver sa réponse dans un Oui ou un Non ?

Je vais bien finir par accepter que l'Amour de l'Autre n'est recevable que si on s'en estime digne.
Je vais bien finir par m'aimer

Couleur du jour : Blanc

Posté le 22.05.2008 par insatisfactionchronique
Nouveau jour, nouvelle humeur ...

Aujourd'hui je me sens forte. Les choses me semblent possibles, accessibles, réalisables ... l'horoscope dit que je suis prête à "abattre" des montagnes, et c'est ce que je ressens.

Je me suis même habillée en fille, j'ai mis des (petits) talons, et des bijoux, j'ai même fait un brushing ... la futilité me rend heureuse.

Je suis bien décidée à continuer d'apprendre le bonheur. Je me contrôlerai cette fois pour ne pas tout gâcher ... je dois surtout continuer à écrire, à libérer ce qui entrave mon cerveau parfois. Je dois faire sauter les verrous pour ouvrir les tiroirs et vider, ranger, réorganiser.

Cette peur quasi-irrépressible de ne pas être assez bien, cette difficulté à croire que je suis celle qui le rend heureux, pourquoi serais-je si exceptionnelle ?
Et pourtant, c'est aussi ce que je ressens quand je le regarde. Je n'ai pas de doute sur mes sentiments, ni sur mes raisons. Mon cœur et ma tête approuvent à l'unanimité ... mon hémicycle ferait bien la OLA. Mais c'est tellement difficile de penser que je puisse déclencher cette même farandole dans la vie de l'Autre ...

J'en ai peut-être eu trop envie, j'ai peut-être trop donné aux précédents ... tout est si simple avec V., je ne fais jamais d'effort, pas besoin de concessions, nous sommes sur le même accord ... chaque jour, la vie est même plus simple, plus facile, plus épanouissante ...

Alors, c'est quoi le problème ??? Je commence à avoir des pistes ...
Je crois que tout ça vient de moi ... je suis un "cœur d'artichaut" ... et je ne sais pas pourquoi je me suis mis dans la tête que V. en est un aussi ... du coup, je suis tout le temps en recherche de l'indice qui me prouvera que toutes les autres n'étaient rien ...
J'en reviens à ma problématique d'hier : je ne suis pas la SEULE, et d'ailleurs, il y a 3 mois, je n'existais pas pour lui ... Que me faut-il de plus que le regarder écrire mon nom sur la boîte aux lettres. Que me faut-il de plus que son envie de se marier et d'avoir des enfants avec moi, que me faut-il de plus que son sourire quand je rentre, que celui du réveil, que ses messages remplis de tout ce que j'aime, que son premier "Je t'aime" ?

Il me faut peut-être moi, croire en moi, accepter que je puisse être LA fille qui déchire tout pour quelqu'un, comme V. l'est pour moi. Accepter d'être aimée, et vraiment cette fois, pour ce que je suis.

Croire en l'Amour ... me dire que ce que je pensais être un mirage diffusé à heure de grande écoute sur TF1 ou M6 existe aussi quand la télé est éteinte.

Avec V., j'ai tout ... je ne doute pas de son amour ... non, non, non ... je crois juste que ma névrose essaie de refaire surface, et que cette liberté que je ressens depuis qu'on est 2 m'a fait croire que j'étais débarrassée de mes complexes ...

Conclusion : j'ai repris 2 kg, je ne me sens pas bien, je psychote ... et je me facilite la tâche en trouvant des excuses ... je préfère m'offrir le doute que prendre la réalité pleine figure. Je dois réagir avant de m'enfoncer dans le jeu du "il ne m'aime pas parce que je suis trop grosse"... me rappeler que la réalité était "on ne s'aime pas parce que nous ne sommes pas faits pour être ensemble, nos sensibilités sont trop éloignées pour qu'on se comprenne", et surtout ne pas oublier que je dois me sentir bien avec moi pour me sentir bien avec qq ...

Encore quelques efforts ... reperdre ces 2 kg ... pour combattre mon éternelle insatisfaction !

Aujourd'hui, j'en suis capable !

Tout va bien MAIS ...

Posté le 21.05.2008 par insatisfactionchronique
Depuis quelques jours, l'humeur n'est pas totalement au beau fixe. Le besoin d'écrire m'attrape encore ... La parenthèse de quelques semaines aura été un répit efficace, mais pas définitif.

Me revoilà coincée dans un système de pensée qui pourrait détruire ce que nous construisons amoureusement jour après jour ... et je me doute bien que c'est toujours à cause de cet ennui, de cette incapacité à me sentir à ma place professionnellement ... si rien n'est vraiment important, rien n'est vraiment grave, rien vraiment calme non plus.

Petit bilan des dernières semaines :
1) L'amour (et c'est bien le plus important dans ma vie) est toujours au beau fixe. V. est jour après jour l'homme avec lequel je m'épanouis, l'homme qui fait de ma vie un rêve ... et je pourrais parler de Lui pendant des heures, avec les yeux qui pétillent, le sourire aux oreilles et les papillons qui valsent. De ce côté, c'est le bonheur ... je suis tous les jours surprise d'avoir la vie de couple que je souhaitais. Merci mon coeur ...
Jeudi 8 et dimanche dernier, nous avons rencontré nos familles respectives ... et le tableau de famille est tout simplement parfait ... Quelle chance d'être auprès de la bonne personne, sans douter ... mais si des fois, ma tête ne peut s'empêcher de vouloir être assurée de son amour inconditionnel ...
Ce besoin qu'a l'esprit humain de tout connaitre pour trouver sa place ... ce besoin de vouloir retourner le passé de l'autre pour l'effacer, le balayer ... pour être la SEULE, et pas seulement la BONNE ...
Et pourtant, je n'ai aucune raison valable de douter, si ce n'est un problème entre moi et moi. Le manque de confiance, mélangé à la peur de tout voir s'écrouler ... tout en ayant conscience que ce qui pourrait tout casser, ça serait de ne plus vouloir y croire, de douter de ce qu'on vit, de ce qu'on partage ...

Je dois prendre ce problème en mains tout de suite, immédiatement ... sans attendre que les autres de mes démons remontent à la surface ... Trop envie d'être heureuse pour perdre ne serait ce qu'une heure ... Il est donc temps de s'attaquer à cette peur incontrôlable d'être abandonnée et pire trahie !

C'est ma curiosité malsaine qui m'a jouée un vilain tour ... fouiller toujours, encore ... pour être sûre ... de ce qui n'est pourtant jamais acquis.

2) Et biensûr ... le manque de confiance en moi ré-apparait ... et bizarrement, il réapparait avec l'arrivée de 2-3 kg en sus ... dus aux trop bons moments partagés ... qui me font oublier que mon nouvel équilibre est fragile. Je sais que je suis moins heureuse avec ces 2-3 kg ... il faut donc que je me reprenne énergiquement en main. J'ai la certitude que je me sentirai de nouveau forte et invincible quand ils seront repartis ... quand je les aurai fait disparaitre !

3) Et le boulot ... lassitude ... toujours ... et pourtant, j'ai déposé il y a une semaine un dossier pour demander le prolongement de ma thèse pendant encore un an ... mais j'angoisse d'anticiper comment elle va se passer ... on dirait que d'un coup, ma thèse est devenue importante à leurs yeux ... que d'un coup, elle accélère ... mais moi, je ne suis pas encore à plein régime ... il est trop tard maintenant pour qu'elle occupe toute la place que je devrais lui donner ... elle n'est que secondaire ... loin d'être prioritaire.
Je me sens débordée ... et en même temps totalement capable de l'assumer ... j'ai le potentiel, mais je n'ai pas l'envie ... nouvelle phrase : C'est pas parce qu'on peut, qu'on veut ...
J'ai tellement hâte de faire de ma vie professionnelle ce que j'en souhaite. Meme s'il est de plus en plus clair que la thèse n'est qu'une étape ... c'est une étape longue ... un contre la montre qui se révèle être un marathon ... en montées, et trop souvent en descentes. Je n'y crois tellement plus qu'il est parfois dur de se lever le matin ...
C'est l'envie qui a disparu, pour quelque raison que ce soit et que je refuse de chercher ...

4) et la famille ... je n'ouvre pas ce chapitre, c'est trop long, trop compliqué, et si peu en lien avec moi ... pour une fois, je suis certainement la moins touchée, et clairement pas en faute (sur ce coup-là) !!! Mais il y a forcément des conséquences dans ma vie.

Ca fait du bien ... je reviendrai ... très vite ... il y a tant de choses à faire sortir ...

Angoisse

Posté le 04.04.2008 par insatisfactionchronique
L'éloignement physique de V. dû à ses vacances provoque la remontée de certaines angoisses ... celles qui avaient été mises en sourdine par l'euphorie de l'amour rencontré, enfin !

J'ai d'abord cru que le doute s'insinuait en moi, j'ai eu une boule de neige dans le ventre ... j'ai cru que la confiance que je ressentais s'évanouissait, j'ai cru que je n'y croyais plus ... mais chacune de mes cellules criait son amour pour V., savait qu'Il m'aime au moins autant que ce que je l'aime ... il a fallu quelques discussions, et quelques heures de réflexion pour comprendre d'où venait cette boule

... Et la révélation : L'ennui ...

J'ai une vie privée très épanouissante ... chaque personne autour de moi a été précautionneusement choisie ... chaque place dans ma vie est remplie par la personne qui lui convient ... il reste biensûr quelques places vacantes, mais l'essentiel est là ... jusqu'à L'homme qui me donne envie de construire ma vie auprès de lui !

Le problème était donc ailleurs ... et la réponse si évidente : la thèse ... je crois aujourd'hui pouvoir affirmer que rien (ou presque) ne m'intéresse moins que ma thèse ... elle n'est devenue que le moyen de payer mon loyer et mes factures ... je ne tire plus aucune satisfaction de ce qui fut au départ une passion, presque une vocation ... et l'ennui dure plus de 8h/j ... je suis donc maintenant pleinement satisfaite de ma vie personnelle ... et j'ai un amour merveilleux à aider à grandir ... V. remplit mon ame de joie même en Inde, avec 2 de ses meilleurs amis, il est présent, amoureux, chaleureux et attentionné ... romantique même.

J'ai passé tellement de temps à cogiter à moi et à ma vie privée que je n'avais pas réalisé à quel point je m'étais éloignée de ma thèse ... et là, ça me saute dessus ...
L'absence de V., le prix des appels et des messages, le décalage horaire et nos occupations respectives ne nous permettent pas d'être en contact constamment ... aussi, plus disponible pour penser, la vérite vient de me sauter aux yeux ... mon quotidien de thésarde m'ennuie, je me demande ce que je fais ici ... à quoi ça sert ???

Les meilleurs moments de la journée sont les pauses où les amitiés s'installent autour d'un cendrier et où tout sujet de conversation ne concerne pas la recherche. Passer en revue la vie de mes ami(e)s est un réel kiff, passer en revue l'expression d'un certain type de récepteur dans certaines cellules de certaines structures m'ennuie ... la découverte, les nouvelles connaissances étaient un régal passionnant, et totalement evoutant, le quotidien de la recherche ressemble à champ de bataille où chacun essaie de tirer son épingle du jeu en l'enfonçant dans l'Ego de l'autre ... je suis des-épanouie !

Il est grand temps que je prenne des vacances, grnd temps que je m'active pour me débarrasser de ce statut que trop de monde m'envie sans savoir à quel désastre ils ont échappé ... grand temps que je m'éclate dans le travail ... grand temps de croiser l'humanité plus souvent et plus longtemps que pendant les pauses café-clope !

Je n'oublie pas la chance que j'ai d'avoir une vie privée géniale, mais je passe bien trop de temps au labo ... le négatif d'ici a tendance à déteindre un peu trop sur moi ... et il va falloir que je resigne pour 1 an pour cause de chef incompétent ...

je voudrais juste être ailleurs ... construire un projet qui me ressemble ... rester souriante et épanouie ... 24h/24 ...





Etagère

Posté le 20.02.2008 par insatisfactionchronique
Je me demande où je vais,
Plus l'avenir s'approche, plus il devient incertain.

On envie souvent ma vie d'éternelle étudiante, à 27 ans. On fantasme souvent sur les rencontres possibles à la fac. On pense, à tort, que la passion est la plus belle chose d'une vie. Mais la passion n'est possible que quand il y a activité. Et là, le vide.

Je lutte depuis 3 ans dans l'espoir de faire avancer la science. Je me bats pour exister.

Qui prétendra que son métier ne fait pas partie de son identité ... Bonjour, S., 27 ans, rien.

Les mots sont bien plus beaux que la réalité. Je navigue dans un monde où l'apprentissage le plus flagrant est celui de l'ego. Même les derniers arrivés ont vite assimilé la leçon. Surtout les encenser, surtout ne pas critiquer, surtout ne pas avancer.

Les débats qui paraissent enflammés ne sont que des combats personnels. Mode défense obligatoire. L'enrichissement, la réflexion, le jeu ne sont que subalternes. Ils ont oublié la notion de Service Public. Ils espèrent tous trouver pour se flatter ... la science n'est qu'une excuse.

Les pas déterminés qui martèlent ce misérable lino ne prennent que la direction de la prétention et de l'arrogance. Je lutte contre moi-même pour me taire, accepter, vite finir et partir. Si en plus, je peux rembourser le crédit contracté pour avoir accès à ce monde surfait où la recherche publique devient petits secrets privés.

Je me sens, chaque jour, un peu plus insultée. Ne pensez pas que je ne vois pas ... je suis bien trop brillante pour ça. Si seulement vous n'aviez pas étouffer la flamme. Je veux juste emplir mes poumons et me maintenir en vie ... S. aux Jeux Olympiques.

Mes sourires ne cachent que mon mépris pour ces personnalités vides de tout, sauf d'eux-mêmes. Je souris souvent plus à l'image de leur vie qu'à leurs paroles.

Mais surtout pas de colère, je ne leur en veux même plus ... ils ne font pas exprès de pas être capables. Je ne savais pas ce que je signais mais j'assume.

Les personnes les plus étonnantes sont celles que l'on attend pas. J'aurais au moins eu la chance de rencontrer celles sur qui On passe ses nerfs, celles qui se plient mais ne cassent pas. Les plus enrichissantes sont souvent celles qu'on ne regarde pas.

Les cadeaux sont souvent dans des emballages inattendus.

Ils sont tous si loin du monde que je me demande souvent où ils vivent. L'ego ménera l'homme à sa perte ! Vive la présidence ... de la fac, comme de la République. Droit dans le mur s'il vous plait.

Comment font-ils pour passer si volontairement à côté de certains esprits ? A quel moment ont-ils absorbé le monde pour qu'il ne soit qu'eux.

Les muscles des joues se contractent, les veines de la tempe se dilatent, la colère claque contre tes dents ... mais tu n'es rien qu'une marionnette dont les fils ont laché. Si seulement tu étais excusable. Tes choix ne sont que facilité, tes projets de la vente par correspondance, et tes résultats du vol face à des mains désarmées mais trop bien entraînées.

Tu penses m'apprivoiser quand je ne fais que m'affirmer.

Tu m'as rendue si forte

Patience et frustration

Posté le 14.02.2008 par insatisfactionchronique
Je ne sais pas attendre ... je veux des résultats quotidiens, immédiats.

La patience est mon point faible. J'essaie de travailler sur ce sujet. J'essaie d'apprendre à attendre les conséquences de mes actes.

Je veux, et c'est surement ça le problème ... si seulement, je savais commencer mes phrases par "j'aimerais".

Les oscillations sont difficiles à cerner. L'accumulation annuelle de frustrations fait naitre en moi l'impatience de voir les choses se mettre en place.

La raison n'est pas mon fort ... je suis une enthousiaste passionnée essoufflée.

J'ai besoin d'encouragements pour continuer, en gardant l'esprit libre. Les avancées d'hier sont déjà bien acquises, j'ai même bien attaqué les processus d'accommodation.

Je suis pourtant sur la bonne route, et pour une fois il n'en existe pas d'autre, en tout cas pas de meilleure. Les virages et les chicanes jouent avec mes nerfs ...

Serais-je une insatisfaite ... chronique ?

Une chose est sûre, TOUT ça ne me suffit pas !
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